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Demande un recours collectif pour enfants victimes du DPJ

Les victimes du système de protection de la jeunesse du Québec demandent un recours collectif

LE 30 JANVIER 2020/À MONTRÉAL 

https://mtltimes.ca/Montreal/montreal/victims-of-quebecs-youth-protection-system-are-seeking-a-class-action-lawsuit/?fbclid=IwAR3blPLQXAMZ53lE6sk07o8jlQ4wiu0yd1qkhQF4H12slro9o668UAeJZj4

Un groupe représentant des personnes qui ont subi des mauvais traitements alors qu'ils étaient sous la garde du système de protection de la jeunesse a déposé auprès de la Cour supérieure du Québec une demande de recours collectif. L'autorisation de la poursuite est demandée alors que la Commission Laurent enquête sur le financement et l'organisation du système de protection de la jeunesse du Québec. L'application couvre toute personne qui a été victime de tout type d'abus, y compris l'isolement cellulaire, les voies de fait, les agressions sexuelles, les médicaments inutiles ou les incitations à développer une dépendance à la nicotine. Le Centre de recherche-action sur les relations raciales ( CRARR ) soutient la demande de recours collectif, qui pourrait potentiellement inclure des milliers de victimes.

Le premier ministre François Legault a annoncé la création de la Commission dirigée par Régine Laurent après le décès récent d'une fillette de 7 ans à Granby, par négligence et abus graves. La Commission Laurent a entendu une histoire d'horreur après l'autre de la part d'adultes victimes de violence, mais ce n'est pas la première fois que le Québec examine les problèmes du système de protection de la jeunesse ou propose des solutions pour y remédier. Leith Hamilton, chercheur communautaire, se souvient de la Commission Batshaw dans les années 1970, alors qu'il faisait partie du Children's Defence Committee. "La chose à propos de ces commissions est qu'il y a toujours la routine habituelle", dit-il, "C'est comme réorganiser les chaises longues sur le Titanic."

La commission de huit membres dirigée par Manuel Batshaw a été créée en réponse à un tollé public sur ce que les informations de l'époque décrivaient comme un traitement «épouvantable» et «barbare» de milliers d'enfants dans le système de détention pour mineurs du Québec. Le rapport Batshaw de 350 pages qui a atterri sur le bureau du ministre des Affaires sociales Claude Forget en 1975 a été salué comme révolutionnaire en raison de la portée de son analyse, de ses recommandations générales et d'un appel clairon à l'action. 
Pourtant, l'histoire semble vouée à se répéter, car la couverture médiatique d'aujourd'hui met en évidence le même schéma tragique de réformes manifestement progressistes alors que trop d'enfants se retrouvent dans le système ou passent à travers ses mailles - une dure réalité qui affecte de manière disproportionnée les enfants de groupes identifiables. «Le système n'a pas été en mesure de se contrôler lui-même et de mettre en œuvre les recommandations du rapport Batshaw», explique Hamilton. 

Le système de protection de la jeunesse du Québec demande un recours collectif

Quel est le lien manquant? L'ancien travailleur social affirme que ce sont les personnes les plus souvent exclues de la discussion: les parents. «La recherche indique que l'État ne peut pas remplacer les parents.» Cependant, le processus ne reflète pas cette idée. «Les parents sont restés sans voix», dit Hamilton. «Il y a un grand décalage entre l'engagement des parents et les réformes.» Il cite comme exemple la façon dont la disposition des sièges lors des audiences publiques a montré ce fossé. Les professionnels étaient assis dans une pièce, tandis que les «gens de la communauté» - parents, anciens clients et défenseurs - étaient dans l'autre. "Les parents doivent avoir une voix et ils doivent être des joueurs viables."  

Le renvoi des parents lorsque leur enfant est en crise peut avoir des conséquences désastreuses. Les enfants peuvent se retrouver sous la garde du système de protection de la jeunesse simplement parce qu'ils sont en difficulté ou fugueurs et non parce qu'ils ont commis un crime qui justifie de les placer avec de jeunes contrevenants. Exposer les jeunes vulnérables aux abus et à la violence potentiels d'adolescents plus endurcis est une proposition à haut risque. Le pire des cas consiste à placer les jeunes dans des cellules de police pour adultes lorsque les centres de détention pour jeunes sont surpeuplés. 

Certains des survivants d'abus du système de protection de la jeunesse se sont regroupés et lancent une page Facebook afin qu'ils puissent rester en contact et partager leurs histoires bien qu'il ne s'agisse pas d'un groupe public pour des raisons de confidentialité. Même si leur recours collectif réussit, ce sera un réconfort froid. «Les avocats n'offrent aucun soutien émotionnel», explique Hamiton. «Il n'y a rien en place pour faire face à l'émotivité de ces terribles histoires.» Pourtant, Hamilton croit que le recours collectif peut lui-même être un véhicule pour changer le système et, espérons-le, provoquer une catharsis pour les personnes impliquées. 

Par: Deborah Rankin - info@mtltimes.ca