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Abus sexuels: poursuite de 930 000 $ contre la DPJ

(Trois-Rivières) Une poursuite civile de 930 000 $ vient d'être intentée contre la Direction de protection de la jeunesse et le Centre jeunesse de la Mauricie pour avoir laissé deux enfants dans la famille d'accueil de Marcel et Louise Guy dans les années 90 en dépit d'un signalement et d'indices probants d'abus sexuel.

Nancy Massicotte

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

Publié le 30 mars 2012

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/justice-et-faits-divers/201203/30/01-4510801-abus-sexuels-poursuite-de-930-000-contre-la-dpj.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4521894_article_POS4

Selon Me Maurice Biron, l'avocat des deux victimes dans cette affaire (aujourd'hui âgées de 29 et 30 ans), la DPJ et le Centre jeunesse ont commis une faute lourde. «Un signalement a été fait et une enquête a été menée mais on a malgré tout laissé les deux jeunes filles dans la famille. Cette décision a été désastreuse pour les enfants. On les a maintenues en place mais on a tout de même décidé de ne plus envoyer d'autres enfants dans cette famille d'accueil», a-t-il expliqué hier matin.

Rappelons qu'en 2010, Marcel Guy a été condamné à cinq ans de prison pour avoir posé pendant plusieurs années des gestes à caractère sexuel sur deux des enfants qui lui avaient été confiés par la DPJ. Les abus ont commencé à la fin des années 80 et se sont poursuivis jusqu'en 1999, soit jusqu'à la majorité de l'une des victimes. Guy a même eu des relations sexuelles complètes avec celle-ci.

Or, de 1985 à 1987, les jeunes filles avaient commencé à verbaliser des éléments inquiétants concernant des abus sexuels. Un signalement avait alors été fait à la DPJ. Après une enquête, il avait été décidé en 1991 que le signalement n'était pas fondé.

Toutefois, même si on estimait qu'il n'y avait pas de preuve pour fonder le signalement et que les jeunes filles devaient rester chez la famille Guy compte tenu du lien d'attachement, on avait convenu de ne plus confier d'autres enfants à cette famille d'accueil à cause des possibilités d'abus. On avait également demandé à Louise Guy de surveiller son mari de façon à ce qu'il ne soit jamais seul avec les enfants. C'est du moins ce que soutient la poursuite faite par les victimes.

Le hic est Mme Guy se serait absentée régulièrement pour faire différentes courses et pour jouer au bingo plusieurs fois par semaine dont le dimanche, laissant ainsi les enfants sous la surveillance de son mari. Les abus sexuels se sont donc poursuivis pendant les huit années suivantes, soit jusqu'en 1999.

Une plainte à la police a été portée contre Marcel Guy en 2006. Il a été déclaré coupable le 28 septembre 2009 et la sentence a été rendue le 29 janvier 2010. Les victimes estiment désormais qu'une faute lourde a été commise par la DPJ et le Centre jeunesse car ils auraient agi de façon à maintenir la compromission et la continuation des abus sexuels. Elles soutiennent avoir subi des dommages psychologiques importants et des préjudices physiques. «Elles ont beaucoup de difficultés à fonctionner dans leur vie de femme, mère et épouse. Elles ont notamment eu des problèmes d'alcool et de drogue», a précisé Me Biron.

En fait, les victimes, dont l'enfance a été brisée, disent avoir un sentiment de peur et de trahison envers les hommes, avoir une faible estime d'elles, éprouver toujours de la colère et de la peur, souffrir d'insomnie, avoir eu un retard académique et éprouver encore un trouble d'attention. En plus, elles affirment ne pas avoir confiance aux gens en général, avoir été humiliées et avoir eu des idées suicidaires.

C'est pourquoi elles ont déposé en Cour supérieure une requête introductive d'instance en dommages et intérêts dans laquelle elles réclament pour chacun d'elles 350 000 $ pour incapacité partielle permanente et 115 000 $ pour souffrances, douleurs et inconvénients et ce, pour un grand total de 930 000 $.

La direction du Centre jeunesse a refusé de commenter cette poursuite puisque les procédures judiciaires sont toujours en cours. Par la voix de sa porte-parole, Geneviève Jauron, on a toutefois précisé que le Centre jeunesse gère les familles d'accueil et la DPJ depuis 1995. Auparavant, ceux-ci relevaient des Centres de santé et de services sociaux.