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Dérapage à la DPJ

L’histoire qui suit est troublante.

Le 6 janvier 2010, une éducatrice en garderie de Jonquière, dont le nom ne peut être divulgué, est accusée de voies de fait sur un enfant de deux ans. L’acte d’accusation stipule que la femme de 37 ans aurait molesté un bambin qui fréquentait sa garderie depuis plusieurs mois, au point de lui causer des ecchymoses. L’éducatrice a beau clamer son innocence, le processus judiciaire est enclenché.

Affiché par: Éric Arsenault · 2010-10-27

http://saguenay.rockdetente.com/entresligne/blogentry.aspx?BlogEntryID=10156167

Mais ce n’est pas tout. Informée des accusations portées contre la propriétaire de la garderie, la Direction de la protection de la jeunesse intervient. Elle avise les parents utilisant les services de l’accusée que des procédures pourraient être entreprises contre eux s’ils continuent d’envoyer leurs enfants à sa garderie. Les parents se plient à la menace et la garderie de l’accusée se trouve rapidement à court de jeunes clients. À défaut d’être fermée officiellement, la garderie se trouve à l’être officieusement en raison de l’intervention de la DPJ.

Une troisième tuile s’abat sur la tête de l’éducatrice dans la foulée. La DPJ s’adresse au Tribunal de la jeunesse pour retirer à l’accusée la garde de son propre enfant. En présumant de la culpabilité de l’éducatrice, l’organisme extrapole que si elle s’en est pris à l’un de ses jeunes pensionnaires, son enfant pourrait subir le même sort. Tout comme elle l’a fait en cour, l’éducatrice refuse d’admettre les gestes qui lui sont reprochés. La DPJ en conclut que l’accusée ne veut pas collaborer et s’acharne sur elle de toutes les façons possibles en scrutant son passé et ses moindres faits et gestes. Chaque protestation de celle-ci n’entraîne que davantage de suspicion de la part de la DPJ. Il n’y a rien à faire contre la machine. Le système est tout-puissant. Le personnage de Joseph K. dans Le Procès de Franz Kafka se serait retrouvé en pays de connaissance.

Au fil des mois, l’examen de la preuve amène la Couronne à se questionner sur la pertinence des accusations de voies de fait déposées contre l’éducatrice en garderie. Des discussions s’engagent avec l’avocat de la défense, Me Jean-Marc Fradette. L’accusée laisse entendre que les événements pour lesquels elle se retrouve devant la justice sont purement accidentels. La défense soulève même la possibilité que les ecchymoses présentes sur le corps de l’enfant puissent être le fait d’autres personnes.

Ces nouveaux développements amènent la procureure de la Couronne, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, à réévaluer sa position. Elle en vient à la conclusion qu’il lui sera impossible de démontrer dans le cadre d’un procès que les blessures ont été infligées délibérément. Il n’y a pas d’intention criminelle. Il n’y a donc plus de crime. Le 26 octobre, elle retire les accusations déposées contre l’éducatrice en garderie.

L’affaire n’est pourtant pas terminée. Le Tribunal de la jeunesse est toujours saisie d’une requête émanant de la DPJ qui prétend que l’enfant de la propriétaire de garderie est en danger. Mais les prétentions de la DPJ ne reposent maintenant plus sur rien. L’intervention de l’organisme découlait des accusations criminelles qui viennent de tomber. Le Roi est nu ! En toute logique, le Tribunal de la jeunesse devrait en faire autant. La cause sera entendue dans les prochaines semaines.

Me Fradette affirme qu’il y a eu dérapage dans cette affaire. Que le DPJ a abusé de son pouvoir en concluant d’emblée à la culpabilité de l’accusée et en fermant sa garderie par un moyen détourné. Dans l’éventualité où le Tribunal de la jeunesse lui donne raison ( ce qui est très probable ), pourrait-elle maintenant poursuivre la DPJ pour atteinte à la réputation et autres dommages moraux et matériels ? Son avocat est tiède. Face à la machine judiciaire, cette éducatrice en garderie a eu toutes les misères du monde à obtenir justice. Comment pourrait-il en être autrement dans une poursuite future ? L’éducatrice en garderie n’a qu’une seule envie. Mettre cette sordide affaire derrière elle et faire ce qu’elle dit avoir fait depuis toujours, c'est-à-dire prendre soin des enfants qui lui sont confiés.