Nouveautés


Gestion du site

  1. Merci d'imprimer, découper à l'horizontale, distribuer et glisser partout, partout, partout notre feuillet publicitaire
  2. Nous ne nous impliquons pas en personne et ne référons pas d'avocats ou autres professionnels!
  3. Nous visons à vous épauler bénévolement le mieux possible, depuis plus de 25 ans, par l'information, pour vous garder libre et en santé.
  4. Pour partager avec d'autres jeunes ou parents concernés adhérez à : notre groupe public Facebook .
  5. Ce site reconstruit suite à sa 4 ème destructtion par le DPJ et ses complices, reçois plus de 60,000 visite par ans.
  6.  Si certains liens sont défectueux ou manquants, vous êtes invité à nous en informer.

Sondage

Moi je vote

 

Deux jeunes déjouent la sécurité d’un Centre jeunesse

http://www.journaldequebec.com/2017/03/26/deux-jeunes-dejouent-la-securite-dun-centre-jeunesse

Deux jeunes se sont évadés du centre jeunesse de Québec la semaine dernière en défonçant une porte de gymnase, ce qui amène un employé à dénoncer la sécurité déficiente et insuffisante.

L’évènement s’est produit jeudi soir dernier vers 19h, lors d’une activité dans un des deux gymnases du centre, selon un employé qui souhaite garder l’anonymat.

Les deux jeunes de 17 ans auraient profité d’une «erreur d’inattention» pour s’enfuir. «Les deux gymnases sont délimités par un rideau, un pour les unités sécurisées et l’autre pour les unités régulières, mais ce soir-là, il n’était pas baissé, ce qui arrive souvent malheureusement. L’éducatrice est allée le baisser, mais les jeunes, sont passé en dessous quand il restait un pied ou deux», raconte-t-il. «Ils sont arrivés dans l’autre gymnase, où il n’y avait personne, pas d’agent ni d’éducatrice et à grands coups de coups de pieds, ils ont réussi à sortir», poursuit-il.

Le premier, qui était sous la loi des jeunes contrevenants, a été rattrapé dans la cour et a comparu eu Tribunal de la jeunesse le lendemain, pour faire face notamment à une accusation d’évasion illégale. Le second, qui lui était sous la protection de la jeunesse, a été ramené au centre au cours de la nuit par un proche. Son dossier est traité comme une fugue.

Fugues banalisées?

Selon l’employé interrogé par le Journal, aucune sanction ni mesure de sécurité supplémentaire n’a été prise par les agents d’intervention et éducateurs du centre. «Nos supérieurs n’ont pas fait état de ça [...] Il y a eu beaucoup de reportages sur les fugues auparavant, ça devient tellement banalisé que même ces évènements-là le sont quand ça arrive», a-t-il affirmé.

Le coordonnateur du centre Gouvernail, Robin Paradis estime pour sa part que les fugues ne doivent pas faire l’objet de mesures punitives. «Nous avons bien compris avec les années que les fugues expriment souvent un besoin qui n’est pas répondu. Donc, on s’assoit avec le jeune et on fait le tour pour essayer de comprendre, en s’assurant qu’il ne puisse pas refuguer», mentionne-t-il.

Il précise par ailleurs que la porte aimantée, qui a été défoncée par les contrevenants, a été réparée le lendemain. Une analyse est en cours et d’autres travaux pourraient être effectués prochainement pour accroitre la sécurité du centre.

Ancienneté

Selon l’employé du centre, le rideau oublié dans le gymnase témoigne du manque de ressource au centre jeunesse. «Le système fait en sorte qu’on a des éducatrices qui sont parfois peu habituées à travailler en milieu sécurisé. C’est un oubli qui peut sembler banal, mais qui en fin de compte a eu un impact majeur», explique-t-il, précisant que les éducateurs devraient être embauchés en fonction du milieu de travail et non avec la «liste d’ancienneté». Le nombre d’agents d’intervention, soit de 3 pour 80 jeunes, est aussi nettement insuffisant, selon lui.

Manque de ressources

Une opinion partagée par la criminologue Maria Mourani, qui estime que «l’énorme roulement» dans les centres jeunesse au Québec représente un véritable problème. «Parfois, des jeunes vont avoir quatre ou cinq intervenants, c’est très problématique. Il manque de psychologues, de sexologues, de psychiatres, c’est complètement désuet!» lance-t-elle. «J’ai l’impression que la loi qui gère les centres jeunesse au Québec date de je ne sais trop quand...», conclut-elle.