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DPJ blâmée pour suicide d'un adolescent

La coroner Renée Roussel blâme la DPJ et le CISSS du Bas-Saint-Laurent à la suite du suicide d'un jeune homme, résidant à Trois-Pistoles.

L'adolescent de 17 ans s'est enlevé la vie en août 2013. Il vivait seul dans son appartement, sous la supervision à distance du Centre jeunesse.

La coroner déplore un manque de communication entre les différents intervenants et également, un manque de formation des médecins face aux personnes suicidaires.

La DPJ blâmée pour le suicide d'un adolescent

Crédit photo : capture d'écran, TVA Nouvelles

Par Catherine Pellerin | TVA Nouvelles, le 20 août 2015

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/estduquebec/archives/2015/08/20150820-165036.html

Renée Roussel semble croire qu'il aurait été possible d'éviter le décès du jeune, qui avait déjà fait par le passé une tentative de suicide. Selon elle, son geste n'aurait pas été suffisamment pris au sérieux par plusieurs professionnels de la santé.

Dans son rapport, la coroner formule plusieurs recommandations pour éviter qu'une telle situation se reproduise.

Problèmes de communication

Selon la coroner, il y avait des problèmes de communication entre intervenants du Centre jeunesse responsable de l'adolescent.

«Il semble que l'information circulait difficilement aussi entre intervenants du Centre jeunesse et ceux du réseau de la santé, chacun de ceux-ci devant accorder leurs services sous le sceau de la confidentialité. Ainsi, des éléments pertinents connus des uns n'étaient pas divulgués aux autres en raison des règles légales. J'ai de la difficulté à comprendre toutefois comment on n'a vraiment pu s'empêtrer avec ces règles, si cela est vrai pour une chose aussi grave que le suicide», peut-on lire dans le rapport.

Manque de formation

La coroner a observé aussi un manque de formation des médecins face aux personnes suicidaires. «La revue du dossier médical du Centre hospitalier de Rimouski m'a laissée un peu perplexe», écrit Renée Roussel, concernant la première tentative de suicide du jeune homme.

«Ce geste a été qualifié comme étant un geste «parasuicidaire» à mon plus grand étonnement. Sur ce même sommaire d'hospitalisation, il n'y a aucune mention concernant l'orientation l'adolescent vers des ressources psychosociales de leur centre de santé et de services sociaux, comme si de facto, c'était les intervenants du Centre de protection de l'enfance et de la jeunesse qui devaient tout assumer.»

«Le manque de formation de médecins face aux suicidaires m'apparaît donc très flagrant. À titre d'exemple, il semble que ce ne soit pas chose rare qu'une personne suicidaire soit amenée à l'urgence volontairement ou avec la Loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente des dangers pour elles-mêmes ou pour autrui, et que la personne ressorte sans autre service le jour même. Les intervenants psychosociaux de mon milieu de pratique m'en ont rapporté plus d'un cas ainsi que leur désarroi dans de telles situations. J'ai aussi constaté que bien des médecins connaissent mal les ressources psychosociales de leur milieu incluant celles disponibles et dédiées aux situations de crises.»

Le parcours du jeune

Né en Biélorussie, il a été adopté par un couple québécois en 2002 lorsqu'il était âgé de sept ans. Il s'adaptait difficilement à sa vie de famille. À l'âge de 10 ans, il a demandé lui-même d'être confié à la DPJ.

Le jeune a vécu dans différentes familles d'accueil, au centre de réadaptation et de ressources intermédiaires. «Le parcours scolaire a également été difficile, le jeune homme présentant différents troubles d'apprentissage. À l'adolescence, les choses se sont corsées», explique la coroner.

Il posait des gestes violents, refusait d'être soigné pour ses problèmes psychologiques et pour son diabète de type 1, apparu à l'âge de douze ans. Il a définitivement quitté l'école en février 2013 pour le marché de l'emploi. Plusieurs facteurs, dont une relation amoureuse incertaine, l'aurait poussé à mettre fin à ses jours.