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Perdition et abus graves de nos jeunes en centres jeunesse

Une étude a sondé des adolescents placés dans des centres de réadaptation et des foyers de groupe à Montréal, à Laval, en Montérégie, dans les Laurentides et en Estrie.

Près de la moitié des adolescents sous la responsabilité de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ont déjà eu des relations sexuelles de groupe dans leur vie, et cela leur est arrivé en moyenne trois fois chacun.

Marie-Claude Malboeuf
La Presse
http://www.cyberpresse.ca/actualites/201010/21/01-4334921-un-portrait-troublant-de-la-sexualite-des-jeunes-de-la-dpj.php

C'est ce que révèle - entre autres choses - le rapport préliminaire d'une étude troublante intitulée Sexe, drogue et autres questions de santé, particulièrement inquiétante en ce qui concerne les filles des centres jeunesse.

Les données ont été obtenues auprès de 610 adolescents âgés en moyenne de 15,7 ans, placés dans des centres de réadaptation et des foyers de groupe à Montréal, à Laval, en Montérégie, dans les Laurentides et en Estrie.

Près de la moitié des adolescentes «placées» ont déjà tenté de se suicider au cours de leur vie, indique l'étude, réalisée par l'Institut national de santé publique (INSP) et la Direction de la santé publique de Montréal (DSP). On y apprend aussi que les deux tiers des filles se sont déjà livrées à l'automutilation et que 36% souffrent d'anorexie ou de boulimie.

Les adolescentes des centres jeunesse ont aussi une sexualité atypique. Une fille sur quatre a déjà eu des relations sexuelles en échange d'argent ou de biens, et près d'une sur dix a déjà dansé dans un bar érotique. Dans un cas comme dans l'autre, elles déclarent assez souvent avoir débuté avant l'âge de 14 ans.

Sans surprise, près de 30% des filles sont déjà tombées enceintes (à 14 ans en moyenne), et 1 sur 8 s'est déjà exhibée nue sur l'internet.

Les centres jeunesse n'avaient jamais reçu un portrait «aussi cru et complet» de leurs protégés, indique Jacques Dubé, directeur des services professionnels au centre jeunesse de Laval. «Ça nous montre qu'il ne s'agit pas de mythes mais d'une réalité, dit-il. Ce ne sont pas nécessairement des choses que les adolescents vont dire à leur éducateur dans le cadre de leur suivi.»

Comme ses collègues, les résultats ne l'ont pas étonné outre mesure: «Nos jeunes viennent de milieux où il y a eu de la consommation et de la violence», explique-t-il.

L'étude l'a par contre convaincu qu'il ne faut pas attendre qu'un enfant soit admis en centre pour faire son éducation sexuelle. «Il faut faire de la prévention à ce sujet, prendre des initiatives, y associer les parents. On n'a pas encore de programme comme ça», précise-t-il.

À Laval, comme ailleurs, on fait déjà du dépistage, on offre des condoms à la clinique de santé, etc. «Mais on peut se demander s'il y a lieu de faire certaines choses de façon plus systématique. Nous avons entrepris la tournée des centres pour chercher des pistes», révèle le médecin-conseil Gilles Lambert, auteur de l'étude.

Par exemple, chez les victimes d'agression sexuelle ou physique, seulement une sur deux a consulté un professionnel de la santé. De la même manière, seulement le tiers des filles anorexiques ou boulimiques ont consulté.

Quant à la forte proportion d'adolescents (60%) aux prises avec «un problème évident de consommation excessive d'alcool et de drogues nécessitant une intervention spécialisée», moins d'un sur six a déjà suivi une thérapie à ce sujet.

«Souvent, le jeune n'y retourne pas après la première consultation. Il va falloir investir pour mieux l'accompagner», commente M. Dubé.

«Peut-être serait-il par ailleurs avantageux d'avoir plus de psychologues dans les centres jeunesse», évoque le Dr Lambert.

Autre donnée révélatrice: le fait que les jeunes de la DPJ aient été ivres ou drogués lors d'au moins la moitié de leurs relations sexuelles. «L'alcool est un facteur important dans la sexualité parce qu'il désinhibe, explique Jacques Dubé. Ça peut expliquer que des adolescents, qui sont généralement très prudes, ne protègent pas leur intimité.»

Santé physique

Lorsqu'il a entrepris son étude, le Dr Lambert s'inquiétait avant tout de la progression des cas de chlamydiose et de gonorrhée chez les adolescents. Et comme prévu, ceux des centres jeunesse se révèlent plus touchés.

Parmi les filles placées, près de 1 sur 10 est atteinte de chlamydiose génitale, une infection qui peut endommager les trompes de Fallope de façon permanente et causer des maux de ventre chroniques, l'infertilité ou une grossesse extra-utérine.

Pourtant, 40% des garçons des centres jeunesse et 26% des filles utilisent le condom à chaque relation sexuelle vaginale, ce qui n'est pas si différent de l'ensemble des adolescents. «Mais comme ceux des centres jeunesse ont des relations sexuelles plus tôt, avec un plus grand nombre de partenaires et avec des partenaires plus susceptibles d'être eux-mêmes infectés, ils courent plus de risques», expose le Dr Lambert.