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Poursuite civile pour la petite martyre de Granby

NORMAND TURCOTTE·DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2019

https://www.facebook.com/notes/normand-turcotte/poursuite-civile-pour-la-petite-martyre-de-gramby/2458414794206843/

Hier, je suis tombé sur l’article du Journal de Montréal, sous la plume du journaliste Yves Poirier, qui nous apprenait que la mère de la fillette de Granby décédée en avril dernier à la suite de mauvais traitements a l’intention de déposer une poursuite de plus de 5 M$ au civil d’ici la fin septembre.

L’avocate montréalaise Me Valérie Assouline, qui représente gratuitement la mère, y a précisé que cette poursuite viserait la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), mais aussi d’autres organismes.

«Nous poursuivons tous les intervenants qui auraient dû défendre cette enfant. Il y avait beaucoup d’intervenants. On parle de la DPJ, qui était censée la protéger et qui ne l’a pas fait, on parle des hôpitaux, des médecins, des écoles, de la commission scolaire», a-t-elle expliqué en entrevue.

«La mère a dénoncé, a décrié ce qu’elle voyait. On parle d’une enfant qui a dépéri au fil des années. Qui était tout à fait en santé lorsqu’elle était chez sa grand-mère et qui, ensuite, dépérissait à vue d’œil. Comment cela se fait que personne n’ait agi pour protéger cette enfant?», a demandé l’avocate.

Ce que l’article ne dit pas, c’est que la mère n’était pas la seule à dénoncer. La méga médiation de ce cas absurde qui pâlit grandement l’image de la société québécoise a très clairement démontré que les nombreux drapeaux rouges n’avaient servi a absolument rien face à cet organisme (DPJ) qui prône tant l’obligation de signaler du citoyen ordinaire et des professionnels intervenant auprès de la jeunesse québécoise.

Si je vois de bon œil la tenue d’un procès pour cette poursuite civile, les commentaires acerbes de plusieurs internautes qui suivaient cet article m’ont outré et choqué. Comment peut-on faire preuve d’un tel manque d’empathie? Ça frôle la maladie mentale… et je pèse mes mots. À l’instar du journaliste Patrick Lagacé du journal La Presse qui écrivait sur le sujet, il y a quelques mois, plusieurs ont tenus des propos malveillants, désobligeants, vindicatifs et insultants envers la mère de la petite défunte. Personnellement, j’y vois une forme d’intimidation toxique et inacceptable.

On pouvait y lire, que certains pensaient que pour la mère inapte c’était une question d’argent, une opportunité de s’enrichir. D’autres s’exprimaient en soutenant qu’elle se présentait sous la forme d’une victime alors qu’elle était, elle aussi, coupable. Plusieurs décriaient le manque de valeurs morales de la mère qui tenterait de faire un coup d’argent suite au décès de sa fille.

Certains s’en prenait aussi à Me Valérie Assouline, qui représente gratuitement la mère prétextant qu’elle le fait seulement par ce qu’elle sait qu’elle touchera le ‘’magot’’ suite à cette poursuite.

Bien que je souhaite ardemment que Me Assouline touche le ‘’magot’’ suite à cette poursuite civile, je sais pertinemment que la partie n’est pas encore jouée. Elle s’attaque, au nom de la mère et de la postérité de la petite martyre de Gramby, à une machine monstre et bien huilée, maîtresse dans l’art de se déculpabiliser, un caméléon de l’imputabilité.

Outre ces faits, les embûches s’annoncent nombreuses. La procédure judiciaire sera tenue dans un système de justice qui sera lui aussi remis en cause. La machine va se battre bec et ongles de crainte de créer un précédent.

Je ne saurais dire si Me Assouline aura gain de cause, mais elle aura très certainement un certain succès. Déjà, elle amène une lueur d’espoir pour de nombreux citoyens qui ont perdu confiance en la profession d’avocat et en le système judiciaire. Sa décision courageuse de prendre en main un tel dossier est tout à son honneur. Ceux qui côtoient le processus judiciaire dans le domaine de la protection de la jeunesse savent très bien que son choix ne lui fera pas que des amis. Pour plusieurs de ces éduqués bien pensants, elle sera la traîtresse de l’ordre.

Je crois Me Assouline assez intelligente pour avoir réfléchi à tout cela et ceci me porte à encore plus d’admiration à son égard.

En ce qui concerne la mère de la petite martyre de Gramby, malgré tout ce qui a été publié, écrit et dit, elle est la seule personne ayant une certaine forme d’autorité à avoir agit dans le meilleur intérêt de la petite défunte.

Malgré ses fantômes et ses faiblesses à la naissance de sa fille, elle est la seule à avoir agit avec altruisme envers sa fille. Il faut se rappeler que lorsque le père a refait surface pour obtenir la garde de la petite, elle prônait via la voix de son avocate, le statuquo, c’est-à-dire le maintien de la petite martyre de Gramby chez les grands-parents paternels, ses ex beaux parents. Le fait qu’elle ait maintenu les dénonciations, au fil du temps, prouve qu’elle ne s’est pas désintéresser de la situation de sa fille.

Ceux qui continuent à blâmer cette mère, qu’avez-vous à dire concernant les faits inusités connus sur ce cas horrifiques?

En septembre 2017, la belle-mère de l’enfant, aujourd’hui accusés de meurtre non prémédité à son endroit, l’avait violemment projetée au sol avant de la tirer par les cheveux lors d’une chicane avec le père. Le couple était alors en état d’ébriété. La petite victime, alors âgée de 5 ans, qui s’était rendue dans un dépanneur pour qu’on appelle la police, relate un document judiciaire. Accusée de voies de fait graves, la belle-mère s’est plus tard reconnue coupable et a obtenu une absolution. Vous êtes en accord?

Le 16 février 2015, dans une ordonnance qui maintient la fillette chez sa grand-mère pour une autre période de six mois, on pouvait lire : « C’est une enfant qui se développe bien et qui est attachée à ses grands-parents paternels. […] L’enfant a continué à bien se développer chez ses grands-parents avec qui elle vit depuis novembre 2011. » Pourtant, on la sort de ce milieu protecteur. Vous êtes en accord?

Le père de la petite est accusé de négligence criminelle causant la mort, de séquestration, d’abandon d’enfant et d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence de sa fille alors qu’elle se trouvait dans le besoin.

Pourtant l’intervenante de la DPJ disait de ces trois derniers et ceci dans le même ordre : sur la belle-mère : « Le père est bien épaulé au plan personnel […] Sa conjointe […] est dotée d’une grande maturité. Elle est franche et elle n’a pas l’intention de mettre en danger l’enfant. »Sur la grand-mère : « Une femme qui a un système d’alarme défaillant, qui voit des dangers partout. » Sur le père : « [L’intervenante de la DPJ] précise qu’elle est en présence d’un nouveau papa. Il est disponible, il veut se renseigner, il discute des problématiques, trouve des solutions. » Vous êtes en accord avec tout ceci?

À tout ceci, il faut ajouter le fait que sur le plan physique, la petite était amaigrie depuis son placement chez ses bourreaux. Elle était déscolarisée depuis un certain temps. Elle fouillait les poubelles et les boîtes à lunch de ses pairs à l’école lorsqu’elle y était. Pratiquement un an jour pour jour avant son décès, sa pédiatre avait quant à elle signalé à la DPJ son inquiétude sur l’état « de détresse psychologique sévère » de la fillette, qui compromettait sa scolarisation et son développement global.

Et maintenant, toujours convaincu de la pertinence de commenter sur la responsabilité de la mère de la petite martyre de Gramby?

Je salut l’altruisme dont à fait preuve cette mère. Très certainement pas parfaite, mais avec la grand-mère paternelle, de loin les personnes les plus significatives à s’être portées à la défense de la petite de Gramby, alors que la machine, elle, s’est défilée devant ses responsabilités. Et cette machine, elle est conçue à partir de personnes qui auraient pu et auraient du intervenir. De personnes qui se doivent aujourd’hui d’êtres imputables de leurs actes éhontés.

Alors, lorsque l’envie de jeter votre venin sur cette mère éplorée vous prendra, je vous prierais de réfléchir avant d’écrire. Il vaut parfois mieux s’abstenir que de pondre des idioties.

Chacun a droit à son opinion. Je tenais à donner la mienne. Dans une société libre, il y a de nombreuses et différentes lignes de pensées. Il y a très certainement les partisans du Dalai lama mais aussi ceux de Trump… Il nous faut apparemment apprendre à faire avec les deux et surtout choisir son camp…