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Deux sœurs

  Elle est à bout de souffle. « Je n’aurais jamais pensé que ça pouvait m’arriver à moi, qu’on m’enlève mes enfants». Elle est femme, femme violée, battue, abusée, humiliée. Elle est une femme qui se bat pour vivre. En la rencontrant, je rencontre la souffrance de toutes les femmes. Un féminin écorché, violenté, étouffé, mais qui reste debout. Il y a deux sœurs dans ce que je vous raconte, deux sœurs liées par leurs histoires. Elle, c’est la grande. Elle a perdu son souffle à 9 ans. Enfant violée, brisée dans sa chaire.  Pour sa protection, elle est placée en famille d’accueil. La chasse au canard, la chasse aux cauchemars,violée à nouveau. La famille d’accueil n’est plus accueillante. Retour chez sa mère. « Si tu parles, j’te place. » lui dit la travailleuse sociale. Le silence règnera.

  C’est l’autre, sa p’tite sœur qui sera placée en centre jeunesse.  « On la retrouve ma mère et moi avec les poignets bandés, cinq hommes l’ont agressé, lors d’une émeute au centre». Lorsque la mère, atterrée, demande à l’intervenante comment ça se fait qu’elle n’ait pas été mise au courant de la récente apocalypse de sa fille…! Elle se fait répondre : « Parce qu’on n’a pas à vous aviser ! Nous, on est capable de gérer les situations ! Vous, vous avez perdu vos droits parentaux ! » Le silence règnera. Deux sœurs… La p’tite sœur grandit. Elle tombe amoureuse d’un homme dangereux. Son premier enfant lui est enlevé, placé. Femme battue, femme en cage, la petite sœur a peur pendant des années. Qui la sauvera? Elle se noie. Qui la sauvera? Elle se noie. L’eau monte ! Qui la sauvera? Dans son dernier souffle, elle appelle la DPJ. « À L’AIDE! SAUVEZ-NOUS! » Résultat, elle perd la garde de ses quatre autres enfants. On la laisse là. Elle coule à pic.  Elle se donne la mort. C’est fini !

Lorsqu’elle apprend le suicide de sa sœur, un combat commence. Un combat perdu d’avance. Un combat épuisant, pour une meilleure protection des femmes battues et des enfants. Un combat pour faire passer sa rage.  Un combat pour donner du sens à sa vie. Un combat où tu lances des balles, mais elles te reviennent en pleine face. Comme lorsqu’une fausse plainte est déposée. « Vous avez frappé votre fils, vous devez vous présenter au poste de police. » Le garçon de 7 ans est placé 9 jours. L’affaire a été inventée de toute pièce, c’est vrai que le garçon fait des crises violentes, mais la mère n’a jamais levé la main sur son fils.  La cour autorise le garçon à revenir. Soulagement ...! 

 Elle se retrouve loin de chez elle, en vacances chez une amie. Ce n’est pas un bon milieu, elle ne s’attendait pas à ça. Elle doit sortir ses enfants de là et vite. Elle trouve refuge dans une maison de femmes. Accusée d’être colérique et soupçonnée dû à ses antécédents avec la DPJ, un signalement est fait. C’est le début de son cauchemar. Elle entre dans un engrenage sans fin. Elle ne peut plus retourner chez elle. Son garçon a des rencontres régulières avec l’évaluateur de la DPJ. Le garçon a peur. Il vomit à l’école. Il se confie à sa mère : « J’ai peur du monsieur de la DPJ. Il me demande toujours si ça va bien à la maison. Je lui dis que oui, mais il ne me croit pas. Je lui ai demandé s’il allait m’enlever. Il m’a répondu qu’il le ferait seulement s’il le fallait. » L’école informe l’évaluateur de la DPJ que la mère et le fils vivent un niveau de stress élevé.

  Le lendemain, il enlève le garçon et sa sœur. Pour quelle raison? Problème de santé mentale chez la mère. « C’est sûr que si tu m’enlèves mes enfants, je vais en avoir un problème de santé mentale » lui dit-elle. La chose est faite. Le résultat est catastrophique. Elle est en état de choc. En peu de temps, elle passe d’une femme stable vivant avec ses enfants, à une femme en prison. Elle me raconte les trois semaines suivantes qu’elle passe à pleurer sans sortir de son appartement. Elle dérape. Elle me dit : « C’est la seule période dans ma vie que j’ai consommé alcool et drogues ».   Elle se fait arrêter pour refus de souffler dans la balloune. Jugée à la cour, elle fait son temps de prison qui la mène ensuite à la rue. « J’ai passé six mois à la rue. J’étais une démunie totale ». 

 " Après avoir entendu cela, je ne peux pas m’empêcher de penser :  Est-ce possible que la DPJ crée des parents inaptes? Est-ce possible qu’à trop vouloir dénicher les parents malveillants, ils en créent?! À vouloir sauver les enfants du malheur, brisent-ils des familles qui ne l’étaient pas?!   Avons-nous, comme société, construit une grosse machine défectueuse qui produit des familles dysfonctionnelles?! "

 Elle se reprend en main. Elle retourne dans sa ville d’origine et y trouve du soutien. Elle veut ravoir ses enfants. Elle veut prouver son innocence. Les séances à la cour sont extrêmement dures. Elle ne trouve pas d’avocat prêt à affronter la DPJ. « Quand les murs sont roses, mais que la DPJ dit qu’ils sont bleus, tu dis qu’ils sont bleus » lui dit un avocat. Elle est seule contre eux. L’évaluation de sa santé mentale est faite par une psychologue choisie par la DPJ : « Je suggère fortement que les enfants ne soient pas en contact avec leur mère ». Elle manque d’air. Les intervenants la regardent se débattre, s’époumoner. Ils la regardent couler avec une neutralité révoltante. 

  " Comment pouvons-nous trouver normal de rester neutre face à l’autre qui crie sa souffrance? Je suis d’accord de protéger les enfants, mais quand est-il des parents?  Pourquoi ne pas accompagner plutôt que de juger? Maintenant, ils attendent. Elle et ses enfants attendent depuis quatre ans. C’est long quatre ans. Pendant ce temps, les enfants grandissent. Ils deviennent des ados. Chaque année qui passe, le fossé qui sépare les enfants de leur mère s’agrandit. Il y aura du rattrapage à faire. Oui, du rattrapage, parce qu’ils se retrouveront un jour.  Elle en est certaine. Elle se bat pour cela jour et nuit. Elle rassemble ses témoins. Bientôt, elle présentera le rapport du psychiatre qui affirme qu’elle n’a pas de problème de santé mentale à l’exception d’un trouble anxieux aigu dû à ce qu’elle a vécu. Ses enfants ont dit à leur avocat qu’ils voulaient retourner chez leur mère. "

  Elle garde encore espoir et arrive à voir le beau dans la vie. « Je n’aurais jamais pensé que ça pouvait m’arriver à moi, qu’on m’enlève mes enfants ». Il y a deux sœurs dans ce que je vous ai raconté, deux sœurs victimes de la DPJ...