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Mode de vie en famille dit d'accueil

Colère d'une ''ancienne'' jeune de la DPJ en réaction au reportage de TVA Nouvelles de vendredi le 06 janvier 2017

Chers lecteurs,

Je devais ce soir terminer ma série de cinq chroniques sur la violence conjugale. Je ne peux cependant m'y résoudre après être tombée sur un article datant du 06 janvier 2017 et qui raconte comment le Département de la Protection de la Jeunesse a refusé à un couple équilibré, sain et déjà parents d'un enfant de six ans ''d'adopter'' un jeune parce qu'ils n'ont pas de deuxième chambre séparée de celle de leur enfant et ce sur le même étage que leur propre chambre. Vous trouverez le lien vers ce reportage au bas de ma chronique de ce soir. Je vous avoue que ce sujet me touche personnellement et pèse sur un ''piton'' extrêmement sensible dans mon coeur. J'écrirai donc sur ce sujet pour ce soir, et je terminerai ma chronique sur la violence conjugale demain. Ne m'en veuillez pas trop.

Publié le par toute vérité est bonne à entendre

http://benouijenparle.over-blog.com/2017/01/cri-de-rage-d-une-ancienne-jeune-de-la-dpj.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_share_auto

Je suis une ancienne enfant de la DPJ. J'ai été confiée à leurs ''soins'' de mes 13 ans à mes 18 ans, soit de 1993 à 1998. J'ai eu plus que ma part de ce système et cela laisse, je vous le dit, des séquelles permanentes avec lesquelles j'ai dû apprendre à vivre. Le seul moyen d'y arriver? Ne pas y penser. J'y arrive plus facilement avec l'âge, mais quand je tombe sur des histoires comme ça, je suis incapable de juste dire ''Ah ben, c'est plate...'' et passer au prochain article sur mon fil de nouvelles. Non. Au lieu de ça, je me sens me vider de toute chaleur, mes extrémités deviennent glacées, j'ai des hauts-le-coeur, mon sang me bats les tempes et une colère sourde me submerge. Je suis d'une nature spontanée et j'ai dû me calmer avant de pouvoir écrire ma chronique.

J'ai fait un total de neuf familles d'accueil au cours de ces cinq années. J'ai eu je-ne-sais combien de travailleuses sociales (ils se passaient mon dossier). Je n'étais pas un cas à problèmes graves, une chance pour moi. Sur ces neuf familles d'accueil, combien selon vous ai-je frappé d'endroits où j'ai réellement été bien traitée? Deux. Deux sur neuf. Même pas le tiers. Alors quand je vois une famille comme celle de ce couple, et que j'apprends que la DPJ leur a refusé ''l'adoption'' pour une raison aussi stupide, je m'interroge sur le jugement de ceux qui font puis appliquent les procédures au Département de la Protection de le Jeunesse et dans ce cas-ci plus précisément sur celui de la ou les personnes qui ont mis en place les critères d'éligibilité des familles à accueillir un jeune dans leur foyer. Je parle en toute connaissance de cause et je crois que ma colère est légitime puisque j'ai fait partie des jeunes pris dans ce système. 

Le système général de procédures et les critères du Département de la Protection de la Jeunesse a jugé que les conditions suivantes, dans lesquelles j'ai dû vivre à différents moments et dans 7 différentes familles étaient acceptables:

- Être logée au sous-sol d'une maison, sous-sol en béton non-fini, où nous devions dormir avec nos manteau pendant l'hiver car nous n'avions pas le droit de mettre du chauffage;

- Avoir une alimentation restreinte au minimum ''acceptable'' par jour;

- Me faire ''manger l'oreille'' par le mari de la famille en me faisant demander: ''t'aimes pas ça quand ton chum te mange l'oreille? Ça t'excite pas?'' le tout devant sa femme qui ne dit rien;

- Devoir me séquestrer avec les autres pensionnaires dans ''notre'' salle de bain parce que l'épouse de la famille est bipolaire non-médicamentée et qu'elle fait des crises périodiques où elle hurle à pleins poumons des obscénités et est violente verbalement et physiquement;

- Une indifférence totale de la ressource pour mes allées et venues, pour mes activités en dehors de la propriété, pour mes multiples absences à l'école et même pour deux fugues qui ont duré plusieurs jours et que la ressource n'a même jamais rapporté ni à la police, ni à la travailleuse sociale responsable de mon dossier, ni à mes parents. Pendant la deuxième fugue, je me suis fait agresser sexuellement. Après mon retour à la ressource, j'ai parlé de ce qui m'étais arrivé, tout l'intérieur de mes cuisse bleu à l'appui et j'ai demandé comment faire pour avoir la pilule du lendemain. Je n'ai eu droit à aucun réconfort, je n'ai pas été amenée à l'hôpital pour passer des tests de dépistage pour les maladies transmises sexuellement, on ne m'a offert aucune aide psychologique et j'ai été débarquée au CLSC entre deux commissions par la ressource qui m'a simplement dit de m'arranger pour revenir à la propriété car elle n'allait pas attendre avec moi, la propriété étant à Mirabel, et le CLSC étant dans le centre-ville de Sainte-Thérèse;

- Dans chaque famille d'accueil que j'ai faites, la démarcation entre les jeunes hébergés et la ressource et sa famille était tout le temps présente et très douloureuse: Pas le même garde-manger et les deux sont verrouillés, pas le droit de s'asseoir dans le salon familial de la ressource, devoir rester confiné dans un espace réservé aux jeunes en hébergement et s'abstenir de venir demander quelque chose quand la ressource reçoit de la visite, accès à la nourriture restreint, jamais d'argent de poche, laisser la priorité d'accès à n'importe quoi dans la propriété aux enfants biologiques, peut importe les circonstances, se faire envoyer dans une ressource différente qui nous est inconnue pendant les jours de fêtes et les week-ends... Tu le sens tout le temps que tu n'es pas chez vous, que tu ne fais pas partie de la famille. Pour un jeune qui n'a plus une once de confiance en lui et qui ne s'aime déjà pas, qui n'a souvent même pas de famille stable, cette étiquette du ''jeune de la DPJ'' est extrêmement pénible et contribue encore plus à son isolement psychologique et émotionnel. C'est comme si tu étais tout le temps sale. 

Je ne mentionnerai pas tout car ça prendrait beaucoup trop de texte. Mais voilà: Comment la DPJ peut-elle refuser un couple équilibré et sain comme famille d'accueil pour leur jeune, mais trouver acceptable, selon leurs procédures générales, de laisser leurs jeunes vivre tout ce que j'ai mentionné plus haut?! Les événements susmentionnés ont eu lieu pas juste dans une ou deux familles d'accueil, MAIS BIEN DANS SEPT FAMILLES choisies et acceptées par le Département de la Protection de la Jeunesse comme étant aptes à héberger des jeunes chez eux!!! De plus, selon Josée Morneau de la DPJ, qui réponds aux questions de TVA dans le reportage, le Département de la Protection de la Jeunesse fonctionne dans toute situation avec des procédures générales appliquées sans distinction car ça serait une tâche beaucoup trop ardue de faire du cas par cas... HEY!!! La DPJ travaille avec et POUR des HUMAINS!!! Nos jeunes!!!! Souvent des âmes sensibles et brisées!! Comment peuvent-ils répondre comme si c'était une évidence et que c'était légitime de leur part, qu'ils refusent de faire du cas par cas, et traiter les jeunes et les adultes censés êtres responsables de ces jeunes comme de simples numéros qui doivent se contenter d'une supervision sommaire?!

Cette situation est totalement inacceptable. Ce couple est sain, équilibré, il a passé tous les tests de psychologie nécessaires, passé toutes les enquêtes sur leurs antécédents, sont même prêts à traiter ce jeune comme s'il était le leur au point de lui faire partager la chambre de leur propre fils, ET LA DPJ REFUSE POUR UNE QUESTION DE CHAMBRES?!!!

FAITES QUELQUE CHOSE QUELQU'UN!! Ça doit changer!!! Les gens se sentent plus concernés par un chien trouvé à moitié mort dans une ruelle que pour ces jeunes dont personne ne parle jamais!!! Moi, en tout cas, je refuse de laisser les choses comme elles le sont et je vais voir ce que je peux faire pour aider ce couple à faire renverser cette décision stupide du Département de la Protection de la Jeunesse. Vous, que pensez-vous de tout cela??

- Toute vérité est bonne à entendre

Voici le lien pour le reportage dont il est question:   http://www.tvanouvelles.ca/2017/01/06/exclusif--on-leur-refuse-ladoption-dun-enfant-de-la-dpj-a-cause-de-la-disposition-de-leur-maison

Voici d'autres liens qui sont pertinents:

Documentaire de Paul Arcand ''Les voleurs d'enfance'' https://youtu.be/Ifj6llDJ7F0

Film de Nathalie St-Pierre  ''En Catimini'': https://youtu.be/nAJyvqv0eeo

J'ai personnellement visionné les deux et je confirme que leur contenu est exact et très représentatif que de ce que j'ai vécu comme jeune de la DPJ.