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Une petite famille sans histoire


Voici mon histoire avec la DPJ (excusez-moi, c’est long!). Elle n’est pas aussi traumatisante que celles que j’ai lu sur le forum par contre, mais je compatis très sincèrement avec tous les parents qui sont éprouvés en ce moment. Nous sommes une petite famille tranquille, de 2 adultes mariés depuis de nombreuses années et 4 enfants.

En 2004-2005, j’avais une grande fille de 7 ans. Elle marchait pour se rendre à l’école puisqu’il n’y avait pas d’autobus scolaire, l’école n’était pas assez loin (environ 1,2 km). Mais il y avait des rues très passantes à traverser et sans brigadière. J’ai dû malgré tout faire confiance à ma fille pour qu’elle marche seule pour aller à l’école et revenir dîner à la maison. Je venais tout juste d’avoir mon 3ème enfant (et 19 mois avant j’avais eu un 2ème bébé) et j’habitais au 3ème étage d’un bloc à logement et je n’avais pas de permis de conduire. Mon mari avait un travail, mais il n’était pas très bien rémunéré, en tout cas, pas assez pour qu’on vive très bien en même temps que payer la voiture qu’on avait dû acheter, car il travaillait sur la route.

Il m’était impossible de sortir avec mes 2 bébés, pour aller porter et rechercher ma fille, puisque les trottoirs étaient impraticables en hiver avec ma poussette double. Ainsi donc, je devais faire confiance à ma fille, mais elle a décidé un jour de faire l’école buissonnière et c’est la police qui me l’a ramené chez moi. Bien sûr, je l’ai chicanée, je lui ai expliqué, mais elle était encore petite, elle ne comprenait pas si bien. J’avais demandé à l’école de me mettre en contact avec d’autres parents dans l’espoir qu’elle pourrait marcher avec quelqu’un pour aller et revenir, mais je n’avais jamais eu de retour sur ma demande.

Un jour, j’ai reçu la visite inattendue de la DPJ…! Quelqu’un avait fait une plainte, car il voyait ma fille glisser dehors, proche d’une rue passante. La DPJ est restée dans ma vie pas très longtemps, mon logement était propre (fiou!!), mes enfants sont bien traités et une intervenante m’a même offert un dépannage alimentaire. Par contre, j’ai dû inscrire ma fille au service de garde, car il n’y avait tout de même pas d’autobus disponible sur l’heure du dîner (sinon j’aurais pu payer pour l’autobus matin midi et soir, ça aurait coûté moins cher que le service de garde!). J’ai donc dû retrancher encore 160$ dans mon maigre budget mensuel pour payer le fameux service de garde, même si j’étais moi-même à la maison et capable d’accueillir ma fille pour manger.

J’ai trouvé assez frustrant que le choix soit aussi limité, que je leur disais que j’aurais beaucoup trop de difficulté à arriver d’Avoir à payer le service de garde en plus de tout le reste. Mais finalement, je suis retournée au travail alors que bébé3 avait 5 mois (dans ce temps là, c’était le chômage de maternité, pas question d’avoir 2 congés d’affilé, donc de mon côté, il n’y avait plus d’argent qui rentrait!) Moi j’allaitais mon bébé à temps plein et j’ai dû le quitter du jour au lendemain pour avoir plus d’argent pour payer le service de garde.

Les années ont passées et j’ai fini par retomber enceinte pour mon petit 4ème. J’étais un peu plus âgée et donc, la grossesse se passait bien, mais j’étais très fatiguée. En revenant du travail, la seule chose que je voulais faire, c’était dormir! J’ai passé des heures à dormir et à laisser les responsabilités des enfants entre les mains de mon mari. Malheureusement, il n’était pas habitué à avoir toutes les responsabilités en même temps et alors, il est arrivé que des signatures soient manquantes dans les devoirs des enfants, que mes enfants oublient leur lunch ou que mon mari oublie de leur en faire un ou qu’un de mes enfants parte sans ses mitaines ou encore qu’ils aient des vêtements troués ou tachés. Je tiens à dire que mes enfants n’étaient pas maltraités, juste que j’ai dû lâcher prise un peu et qu’ils apprennent un peu plus à prendre leurs propres responsabilités puisque j’étais un peu hors service.

Alors l’école a fini par faire une plainte! La DPJ est débarquée chez nous un jour, alors que mon mari faisait du travail à la pige. Ils lui ont pris tout un après-midi de travail pour discuter avec lui et lui faire part de la plainte pour négligence et lui ont même parlé de retirer les enfants. Mon mari m’a appelé au travail, en panique, ça a été un moment assez traumatisant. On leurs a dit qu’on avait déjà commencé à faire des changements, qu’on savait qu’on avait des difficultés, mais qu’on y travaillait fort! Ils sont restés un an dans notre vie. Une LONGUE année.

Ils venaient une fois par mois, vérifiaient mon frigo, parlaient avec les enfants, me demandaient si je signais les papiers, à quelle heure se couchaient mes enfants, s’ils avaient pris leur bain, etc… Ils m’ont aussi offert un éducateur spécialisé car j’avais de la difficulté avec le comportement de mon 3ème. J’ai fini par leur dire un petit mensonge en leur disant que ça m’avait aidé (leur éducateur spécialisé) juste pour avoir la paix, car j’étais un peu tannée de me faire redonner encore et toujours les mêmes trucs que j’avais déjà fait dans le passé et que je connaissais déjà. Il ne me proposait rien de vraiment efficace, donc j’y suis allée avec ma propre méthode. Parfois j'oubliais des RV (mais j'étais là quand même) - avec un bébé naissant et les nuits très courtes, j'en oubliais des affaires! Ils aimaient pas que je les oublie.

Dans le rapport final, les intervenantes ont dit qu’on avait pas bien collaboré, qu’on se montrait récalcitrants (quand on leur disait qu’on faisait déjà telle ou telle affaire, ça les dérangeait on dirait). Mon mari, entre autres, leur avait dit qu’il allait se prendre un avocat, qu’ils n’avaient pas le droit de faire ça (et moi ça me faisait capoter, je voulais juste qu’il se la ferme et collabore pour qu’ils s’en aillent au plus vite!!!) Et moi pour que les rencontres passent plus vite, je faisais souvent : oui-oui, hen-hen… (tsé pour acquiescer). Je trouvais qu’ils s’immisçaient trop dans ma vie privée, je n’avais pas envie de leur parler et en même temps, ils me faisaient sentir coupable de toutes les erreurs qui s’étaient passées avec mes enfants. J’ai rencontré le directeur pour le rapport final et mon mari était absent (il travaillait à ce moment là) et ils lui reprochaient aussi de ne pas être là. Tsé quand t’as pas beaucoup de travail ou qu’il est précaire, tu ne peux pas t’absenter tout le temps! Moi j’ai un bon travail stable (j'étais en congé de maternité à ce moment là, alors je pouvais m'y rendre), c’est moi qui prend sur moi ces responsabilités là. Il m’a menacé, que si jamais une autre plainte était logée pour mes enfants, que les conséquences seraient plus graves.

Tout ça pour dire que je comprends ce que vous vivez et j’ai lu beaucoup aussi sur les orphelins de Duplessis. A chaque fois, ça me tord le cœur, j’arrive même pas à croire que tout ça soit vrai, tellement ça fait mal, tellement c’est cruel, tellement c’est violent. J’aurais tellement aimé pouvoir les sauver tous ces enfants. Et je me dis que mon mari, il serait né 25-30 ans plus tôt et il y aurait passé lui aussi! (étant un enfant bâtard!) Je serre fort mes enfants et mon bébé d’amour, à qui j’ai donné naissance chez moi, en douceur, dans la simplicité. Je ne veux plus avoir à faire avec la DPJ.