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À qui profite le crime?

Les dossiers pourris ne manquent pas en ce moment, aussi bien à Québec qu'à Ottawa, sans oublier nos formidables municipalités. Nous avons l'embarras du choix. Une mauvaise nouvelle n'attend pas l'autre et, qu'on le veuille ou non, le pauvre citoyen que nous sommes finit toujours par être au coeur même des problèmes qui font la manchette. Qui va payer pour les pots cassés, pour les mauvaises décisions, pour la mauvaise administration, pour les erreurs de parcours, pour les hésitations et le cafouillage? NOUS.
Lise Payette
Édition du vendredi 13 février 2009

http://www.ledevoir.com/2009/02/13/233368.html?fe=6126&fp=94452&fr=132626

Toujours nous.

Le citoyen ordinaire, celui qui s'arrache le coeur à travailler depuis des années et qui voit son emploi menacé en ce moment, n'a pas envie de rire. En fait, il ne trouve rien de drôle dans le fait qu'il ne puisse se faire soigner correctement s'il est malade malgré le fait qu'il ait payé depuis toujours des impôts élevés afin que les soins de santé soient disponibles pour tous. Il rage de se sentir impuissant devant la machine qu'est devenu le système d'éducation du Québec, dans lequel ses enfants n'arrivent pas à trouver ce qui serait la base de leur développement d'adultes. Il paye ses impôts et ses taxes en se disant qu'il espère qu'on saura s'en servir utilement avant d'apprendre que des patrons, qui sont en fait ses employés, quittent le bateau comme des rats quittent le navire quand ça va mal, en prenant bien soin de s'en mettre plein les poches avant de partir. Le citoyen est en colère.

Où est celui qui réclamait qu'on lui laisse le volant il n'y a pas si longtemps et qui jurait que les choses iraient bien mieux s'il n'y avait qu'un seul conducteur?

La politique est un monde étrange dans lequel, souvent, on considère que la vérité n'a pas sa place. Les contorsions qu'on y pratique pour ne pas dire ce qu'il faudrait dire, au moment où il faudrait le dire, produisent des situations qui défient l'entendement. Il aurait suffi de suivre les multiples déclarations tendues de la ministre des Finances, Mme Jérôme Forget, au cours des derniers jours pour comprendre que les nouvelles concernant la Caisse de dépôt l'obligent à marcher sur des oeufs. Des oeufs pourris, en fait, qui dégagent déjà une mauvaise odeur.

En l'absence du premier ministre, qui a littéralement disparu des écrans radars depuis sa performance à Paris, le cas de la Caisse de dépôt ne cesse d'empirer. Il serait intéressant de savoir QUI a fait couler la nouvelle à La Presse d'une perte de 38 milliards de dollars. Personne n'a exigé de connaître la source de cette information alors qu'on a forcé Radio-Canada à dévoiler ses sources au sujet du congédiement appréhendé de sept dirigeants que la ministre aurait eu dans son collimateur. Ce qui a permis à madame de nier catégoriquement l'information en parlant de canular.

Si elle n'a pas nié le chiffre de 38 milliards, est-ce parce que ce chiffre est le bon ou s'agit-il d'une stratégie de communication (il y a tellement de spécialistes de communication autour de ce gouvernement) montée de toutes pièces afin que le VRAI chiffre, disons 23 milliards, par exemple (chiffre inventé par l'auteure de ce texte), quand il nous sera révélé, nous apparaisse comme une bonne nouvelle? Le citoyen trouvera plus facile d'accepter une perte de 23 milliards plutôt que de 36 milliards. C'est peut-être ce qu'on espère en haut lieu.

Alors d'où vient le chiffre de 38 milliards? Se pourrait-il que ce soit le premier ministre lui-même qui l'ait «échappé» au cours d'une conversation amicale avec le grand patron de La Presse, avec qui il a sûrement fêté sa Légion d'honneur à Paris? Peut-être ont-ils partagé le même avion? C'est sûr que ce que je vous raconte est un canular. Un autre...

Où est la vérité? Elle est partout et nulle part. Dans le monde politique, elle est mouvante, change de couleur selon les besoins et elle est toujours difficile à saisir. En règle générale, le citoyen préfère ne pas y penser et s'occuper de ses affaires en refusant d'admettre que tout ce qui est politique le regarde directement et finit toujours par le toucher.

Il aurait intérêt à suivre l'évolution, par exemple, du dossier de la présence canadienne en Afghanistan, dont on a appris cette semaine qu'elle allait nous coûter entre 14 et 18 milliards de dollars, alors que le ministre responsable admet que nous n'avons pas fait de progrès en Afghanistan et qu'on admet pour la première fois que le gouvernement en place est totalement corrompu et qu'il faut lutter contre la culture du pavot plutôt que contre les talibans qui, eux, vivent de l'argent de la drogue. Nos soldats vont se battre avec une fleur au fusil. Pas une rose, pas un coquelicot, mais une fleur de pavot, productrice d'héroïne vendue partout dans le monde. Cent huit soldats ont déjà donné leur vie pour ça. Et je suis prête à gager qu'on va bientôt parler d'une prolongation de la présence canadienne.

Des dossiers pourris, il y en a des tonnes. Et il y a toujours quelqu'un qui en profite. Mais qui?