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Les enfants anxieux en alerte même la nuit

Leur sommeil paradoxal est plus court et leur rythme cardique plus élevé.

L'anxiété non seulement mine la vie des enfants, elle ronge aussi leur sommeil. Pendant qu'ils dorment, les enfants souffrant de troubles anxieux présentent une fréquence cardiaque plus élevée et prennent plus de temps à atteindre le sommeil paradoxal, qui s'en trouve du coup réduit. Autant de signes que ces enfants demeurent toujours en alerte, même la nuit.
Durant leur sommeil, les enfants anxieux ont une fréquence cardiaque plus élevée et prennent beaucoup plus de temps à s’endormir que les enfants sans troubles d’anxiété.

Photo : Agence Reuters

Durant leur sommeil, les enfants anxieux ont une fréquence cardiaque plus élevée et prennent beaucoup plus de temps à s’endormir que les enfants sans troubles d’anxiété.

Pauline Gravel 19 mai 2010

http://www.ledevoir.com/societe/sante/289244/les-enfants-anxieux-sont-en-alerte-meme-la-nuit?utm_source=infolettre-2010-05-19&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Dans le cadre de sa recherche, Tommy Chevrette, kinésiologue au Centre de recherche Fernand-Seguin du site Rivière-des-Prairies, a invité 38 jeunes âgés de 10 à 17 ans — dont 19 présentaient un trouble anxieux et 19 servaient de témoins — à venir passer deux nuits au laboratoire du sommeil. Pendant ces deux nuits, des électrodes posées sur la tête, la poitrine et les jambes des sujets ont permis d'enregistrer un électroencéphalogramme (EEG), un électrocardiogramme (ECG), les mouvements des jambes et les mouvements respiratoires pendant le sommeil.

Près de 95 % des jeunes souffrant de troubles anxieux avaient de grandes difficultés à dormir seuls ou hors du foyer familial, «probablement en raison d'une anxiété de séparation ou de phobie sociale», tandis qu'aucun sujet du groupe témoin n'a affirmé appréhender le fait d'aller dormir chez un ami, a spécifié M. Chevrette. Également, les anxieux (environ 50 % d'entre eux) étaient plus nombreux à faire des mauvais rêves ou des cauchemars que les sujets témoins (de 19 à 20 % d'entre eux).

Les anxieux ont aussi pris beaucoup plus de temps à s'endormir que les témoins. Ils ont mis plus de temps à atteindre un sommeil persistant, c'est-à-dire qui se maintient dans un stade particulier pour au moins dix minutes, au lieu d'osciller sans cesse entre les différents stades de sommeil. Une fois qu'ils entraient dans un sommeil persistant, ce dernier était toutefois aussi efficace que chez les témoins.

La durée totale du sommeil était nettement moindre chez les anxieux. Ces derniers dormaient en moyenne 468 minutes contre 515 minutes pour les témoins. Les anxieux se réveillaient moins souvent que les témoins, mais chaque fois qu'ils se réveillaient, ils mettaient beaucoup plus de temps à se rendormir.

Le chercheur a enregistré chez les anxieux un cycle de sommeil paradoxal (pendant lequel surviennent les rêves) de moins que chez les témoins, qui en traversent en moyenne cinq par nuit. «Le sommeil paradoxal est particulièrement important pour consolider les apprentissages que l'on fait durant la journée», a indiqué le scientifique.

Signes d'hypervigilance

Contrairement aux témoins, les jeunes anxieux présentaient plusieurs signes d'hypervigilance durant leur sommeil, dont une fréquence cardiaque plus élevée, a souligné le chercheur, tout en expliquant que l'hypervigilance est «cette capacité que nous avons tous d'accroître la sensibilité de nos capteurs sensoriels dans le but de nous prémunir d'un danger. Craintifs, les anxieux augmentent en permanence leur niveau de vigilance. Or l'état d'hypervigilance est normal dans les situations dangereuses qui peuvent survenir durant le jour, mais la nuit, l'organisme est censé retourner à l'état de repos».

Tommy Chevrette expérimente en ce moment une thérapie, l'autorégulation par les activités d'aventure, dans le but de diminuer ces signes d'hypervigilance qui sont presque omniprésents chez les anxieux. On invite les jeunes à expérimenter une activité physique où ils vivront un stress. On les amène alors à sentir ces signes et à les contrôler. On les pousse ensuite graduellement à faire des prouesses qui augmenteront leur estime de soi. «On change ainsi leurs perceptions. Ils apprennent à associer les signes physiologiques d'hypervigilance à du plaisir plutôt qu'à une détresse», a expliqué Tommy Chevrette, qui a pour le moment observé que cette thérapie d'une durée de 12 semaines permet de diminuer la fréquence cardiaque pendant le sommeil.