Nouveautés


Gestion du site

  1. Merci d'imprimer, découper à l'horizontale, distribuer et glisser partout, partout, partout notre feuillet publicitaire
  2. Nous ne nous impliquons pas en personne et ne référons pas d'avocats ou autres professionnels!
  3. Nous visons à vous épauler bénévolement le mieux possible, depuis plus de 25 ans, par l'information, pour vous garder libre et en santé.
  4. Pour partager avec d'autres jeunes ou parents concernés adhérez à : groupe public Facebook .
  5. Ce site reconstruit suite à sa 4 ème destructtion par le DPJ et ses complices, reçois plus de 60,000 visite par ans.
  6.  Si certains liens sont défectueux ou manquants, vous êtes invité à nous en informer.

Sondage

Moi je vote

Choix de langue

Outil de traduction gratuite de site Internet
by FreeWebsiteTranslation.com

Quatre ans sans inspections

Aucun centre jeunesse n’a été inspecté par le ministère de la Santé au cours des quatre dernières années, une situation qui crée de l’inquiétude au sein des intervenants.

Quatre ans sans inspections

PHOTO D’ARCHIVES

Dans certains centres jeunesse, les dernières visites d’inspection remontent à plus de sept ans.

Par: SARAH-MAUDE LEFEBVRE

PUBLIÉ LE: DIMANCHE 01 JUILLET 2012

http://www.journaldemontreal.com/2012/07/01/quatre-ans-sans-inspections

La dernière visite d’appréciation de la qualité des services remonte à mai 2008, dans un centre de l’Estrie.

Les inspecteurs du ministère de la Santé et des Services sociaux n’ont pas mis les pieds dans certains centres jeunesse, comme ceux de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’Outaouais, depuis plus de sept ans.

« C’est vraiment inquiétant, dénonce Claude Hamelin, du Syndicat du centre jeunesse Montérégie. Va-t-il falloir qu’un scandale survienne pour que le ministère daigne se présenter dans les centres jeunesse ? ».

Pas d’histoires d’horreur

Les visites d’appréciation de la qualité des services ont été mises en place par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, en 2003, à la suite du scandale entourant les mauvais traitements infligés aux patients du Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Saint-Charles-Borromée, aujourd'hui appelé le CHSLD Centre-ville.

En 2005, les inspections ont été étendues aux centres jeunesse, afin de s’assurer que les jeunes qui y sont hébergés bénéficient de services de qualité.

Or, de 2005 à 2009, les 16 centres n’ont été visités qu’une seule fois et, par la suite, les inspections ont été suspendues.

Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, cette pause était nécessaire afin de bonifier les processus d’inspection qui reprendront à l’automne.

« C’est important qu’on y retourne, assure la porte-parole Nathalie Lévesque, mais ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu de visites dans les dernières années, que des situations problématiques se sont créées. Lors de la première tournée d’inspection, les résultats étaient relativement positifs. Il n’y a pas eu d’histoires d’horreur. »

Des douches non fonctionnelles

Les visites d’appréciation effectuées entre 2005 et 2009 ont pourtant permis d’apporter des corrections importantes.

Par exemple, en 2006, un inspecteur avait relevé que deux douches sur trois ne fonctionnaient pas dans une unité.

Toujours en 2006, à Laval, une inspection avait dévoilé que les repas servis aux jeunes ne respectaient pas le Guide alimentaire canadien, et que la nourriture «?entraînait un accroissement pondéral exagéré, voire de l’embonpoint » chez les jeunes.

Le ministère assure que des suivis ont été faits et des corrections ont été apportées.

« Il existe plusieurs autres mécanismes de contrôle de la qualité dans les centres jeunesse, insiste Mme Lévesque. Mais, on sait que les visites sont aussi importantes, et c’est pour ça qu’on prend le temps de bonifier nos processus. »

Les intervenants sont inquiets

Claude hamelin - CJ Montérégie

LES INTERVENANTS SONT INQUIETS

Pendant les quatre années où le ministère de la Santé a mis fin à ses visites d’inspection, les centres jeunesse ont « perdu leur chien de garde », croient des intervenants qui s’inquiètent de la « dégradation du réseau ».

« L’absence de visites d’appréciation au cours des dernières années est d’autant plus inquiétante que l’on a connu une forte augmentation du nombre de signalements », affirme Line Beaulieu, vice-présidente à la Fédération de la santé et des services sociaux de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

« Nous n’avons plus de chien de garde. Pendant ce temps, il se passe des situations problématiques dans les centres jeunesse. On a eu des cas de suicides dans des établissements, notamment en Montérégie, pour lesquels il n’y a jamais eu de suivi », affirme-t-elle.

Pas le temps

Selon cette dernière, comme les visites étaient effectuées à 24?heures d’avis, elles avaient l’avantage de «?donner le pouls réel sur le terrain?».

« Les employés n’avaient pas le temps de se faire influencer ou de préparer leur discours, dit Mme?Beaulieu. »

Même si leur travail est scruté par les inspecteurs, les intervenants qui œuvrent dans les centres jeunesse se réjouissent aussi du retour de ces inspections.

« Ça devrait se faire minimalement aux deux ans, croit Claude Hamelin du Syndicat du centre jeunesse Montérégie. »

« Ça permettrait aussi aux gens du Ministère de se réveiller et de constater à quel point on est débordés. »